Découvrir les dessous de l’élaboration d’Ouest-France, tel était l’objectif pour un groupe d’élèves de 1re générale, en visite à la rédaction quimpéroise de ce leader de la P.Q.R., le jeudi 16 janvier.

C’est dans le cadre de leurs enseignements d’HLP (humanités, littérature et philosophie) et d’HGGSP (histoire, géographie, géopolitique et sciences politiques) que les lycéens ont eu l’opportunité de rencontrer Christian Gouerou, le directeur départemental de la rédaction du journal, Flora Chauveau, journaliste locale, ainsi que Gaëlle, secrétaire de rédaction.

Les élèves très attentifs aux explications de Christian Gouerou -  voir en grand cette image
Les élèves très attentifs aux explications de Christian Gouerou

Mettre en page le journal, pas si simple !

Gaëlle leur a ainsi exposé son travail qui consiste en la mise en page des pages locales. Contrainte majeure pour elle, la place qu’elle doit réserver à la publicité. L’équilibre financier constitue en effet un impératif pour le journal, qui ne peut se passer des annonceurs, s’il veut garantir une certaine forme d’indépendance. Gaëlle effectue un travail de coordination mais « toute la journée, on remet en cause ce que l’on a commencé », en fonction des informations qui tombent.

Gaëlle, secrétaire de rédaction d'Ouest-France, expliquant au groupe la mise en page du journal -  voir en grand cette image
Gaëlle, secrétaire de rédaction d’Ouest-France, expliquant au groupe la mise en page du journal

Autre impératif : le feu vert du patron avec lequel les choix sont discutés. Plusieurs écrans d’ordinateur devant eux, c’est encore le papier et le crayon qui conviennent pourtant le mieux à leurs échanges. Ainsi, le directeur de la rédaction « fait le journal du lendemain en direct avec les lycéens ».

Papier et crayon : des outils toujours très utiles dans une salle pourtant envahie d'écrans de toutes sortes. -  voir en grand cette image
Papier et crayon : des outils toujours très utiles dans une salle pourtant envahie d’écrans de toutes sortes.

Flora, profession journaliste

Flora Chauveau, jeune journaliste locale, formée à l’École publique de journalisme de Tours, avait quant à elle pour mission de faire découvrir son métier, son parcours et son regard sur l’actualité du jour. Ce qu’elle apprécie surtout c’est que « l’on ne s’ennuie jamais, on rencontre tous les jours des gens de tous les milieux, des gens passionnants ». Et puis, elle trouve qu’« informer est une mission noble, quand c’est bien fait ».

Flora Chauveau et Christian Gouerou présentent le métier de journalisme -  voir en grand cette image
Flora Chauveau et Christian Gouerou présentent le métier de journalisme

Ce jeudi 16 janvier était une « grosse journée » pour elle. Elle devait couvrir les voeux au personnel de l’hôpital et il y a eu de nombreuses manifestations (y compris à l’hôpital). Sans oublier le rendez-vous du jour au Conseil départemental pour évoquer la politique menée sur le handicap. Il lui fallait aussi « aider les collègues à mettre sur internet l’actualité des manifestations » et relire ce que le journaliste présent à l’audience du tribunal avait pu écrire.

Christian Gouerou, le patron

Durant 1 h 30, ce journaliste au parcours atypique a échangé, non sans pédagogie et enthousiasme, avec les lycéens, balayant une grande diversité de sujets. : de l’histoire de son journal aux valeurs humanistes qu’il revendique, en passant par les contraintes du bouclage ou les fondamentaux d’un métier « prenant, exigeant, prise de tête, dans lequel il faut de l’engagement, de la responsabilité, un investissement réel ». Chef d’équipe dont le « boulot consiste à faire faire », il n’en continue pas moins son travail de terrain puis d’écriture, en particulier pour ce qui concerne la politique.

Christian Gouerou en plein échange avec les lycéens -  voir en grand cette image
Christian Gouerou en plein échange avec les lycéens

Une visite passionnante et des rencontres enrichissantes, de nature à susciter ou à conforter des vocations.

Merci à l’équipe de la rédaction d’Ouest-France pour son accueil.

Afin de préparer cette visite, les élèves ont élaboré un questionnaire pour cerner comment on s’informe de nos jours. Vous pouvez encore participer à leur enquête ici.