A l’occasion de la semaine de la Solidarité internationale (16-24 novembre 2013), une exposition sur les acteurs institutionnels et associatifs était présentée au CDI du lycée.

Constituée d’affiches du Secours Populaire, de Médecins sans frontières, du CCFD-Terre Solidaire ou de Solidarité laïque, l’exposition visait à faire réfléchir les élèves sur la nature des messages qui peuvent être diffusés lors des campagnes de sensibilisation.

Les messages misérabilistes n’ont pas disparu

Sur de nombreuses affiches, les pays du sud, et l’Afrique en particulier, restent associés à la famine, aux gros ventres des enfants dénutris ou aux corps décharnés des adultes affamés. Les regards implorants ou les mains tendues visent à nous culpabiliser et à victimiser les populations des États en développement. « Nous ne cherchons pas à choquer, mais à interpeller sur une réalité de terrain très difficile », affirme une consultante de Médecins sans frontières. Il s’agit prioritairement d’attendrir les donateurs potentiels afin de récolter le maximum de fonds.

Exposition sur les acteurs de la Solidarité internationale
Exposition sur les acteurs de la Solidarité internationale

Des campagnes de communication centrées sur l’éducation au développement

Mais les ONG et les Associations de Solidarité Internationale cherchent de plus en plus à dépasser les clichés misérabilistes pour véhiculer des messages plus positifs, insistant sur les atouts de ces pays, sur les initiatives qu’ils prennent et sur les projets qu’ils mettent en oeuvre. Ainsi plusieurs affiches nous invitaient-elles à agir de manière solidaire, à nous interroger sur les ressorts du développement et à remettre en cause nos représentations néo-colonialistes. « La solidarité que nous défendons repose donc sur le partage et la réciprocité, non sur l’assistance ou le paternalisme », selon le CRID (Comité de recherche et d’informations pour le développement).

Des acteurs institutionnels

Un autre volet de l’exposition présentait les organismes de l’ONU, tels que l’OMS, l’UNICEF, la FAO qui agissent aussi en faveur du développement des pays du Sud. L’Union européenne, les États ou les collectivités locales ne sont pas en reste, soutenant les projets initiés par les citoyens et les associations, nouant des partenariats, favorisant les jumelages ou accordant des aides et des subventions.